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2 février 2023


 


 






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RÉFLEXION : La volaille Chanteclerc, ses hauts et ses bas
par Denis Gagnon
2 février 2023

Je m’adresse ici à ceux et à celles qui aiment les volailles et les découvertes faites dans le temps afin d’avoir des coqs et des poules performantes.

On cherchait, au début du siècle dernier, à faire des croisements de différentes sortes de volailles qui résisteraient au froid de notre latitude, une volaille qui aurait une bonne ponte avec moins de soleil d’hiver et qui produirait aussi une bonne quantité de viande une fois la ponte finie.

Les bâtiments étaient assez rudimentaires pour les volailles en ce temps-là. Il fallait donc des volailles, autant poules que coqs, qui auraient de minuscules crêtes et barbillons afin que le froid ne les gèle pas.

Cette race fut créée par le frère Wilfrid Chatelain à l’Abbaye Notre-Dame-du-Lac. C’est en 1908 qu’il commença des croisements entre les races suivantes : le combattant indien; la Grande-Bretagne; la Leghorn d’Italie; la Rhode Island des É.-U., la Wyandote de la tribu wendat, et de la Plymouth du Massachusetts, elle-même issue de croisements de quatre sortes de volailles.

Après plusieurs expériences de croisements et de stabilisation de la race, c’est en 1921 que la Chanteclerc fut déclarée pure et admise dans l’American Poultry Association.

La volaille était blanche, pondait des oeufs bruns. Le coq pesait environ 9 livres, soit environ 4,1 kg, tandis que la poule pesait environ 7 livres, soit environ 3 kg. C’est donc dire que la Chanteclerc était très productive même à la fin de sa vie.

Ce sont de volailles très douces et affectueuses que l’on peut manipuler facilement. Des volailles bien attachantes, comme nous l’avons réalisé il y a quelques années lors de notre visite chez un fermier de Mirabel.

Au fil des ans, la Chanteclerc resta très populaire pendant des années, mais les changements et les spécialités de production après la Seconde Guerre mondiale la fit sombrer peu à peu dans l’oubli, au profit de races plus productives, soit pour la chair, soit pour la ponte. Elle n’avait pas la haute productivité relative aux poules d’aujourd’hui et elle n‘avait pas autant de chair que les nouvelles races spécialement élevées pour cette raison. Mais, quel bon goût elle a cette Chanteclerc, encore recherchée par les grands restaurants haut de gamme.

Il reste encore quelques productions, dont une rare de 1000 poules à Valcourt appartenant à Amélie Brien. Les plus grosses productions sont d’environ 100 têtes et il y en a peu. Il y a toujours certains quotas auxquels il faut s’en tenir d’après la loi sur l’offre et la demande.

La Chanteclerc prend beaucoup plus de temps à devenir mature et nécessite donc plus de nourriture avant de produire une chair équivalente aux volailles spécialisées à cet
effet.

Malgré tous ces revers, la Chanteclerc demeure un animal mythique recherché par les petits éleveurs servant surtout pour la curiosité. Mais l’Association québécoise des volailles Chanteclerc (AQVC https://aqvc.wordpress.com) se voue à la sauvegarde de la race. Ce sont des gens passionnés pour cette race précise, des gens convaincus pour le bien de tous. Le frère Wilfrid Chatelain serait bien heureux de voir son travail récompensé.

 

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