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Éditorial : Cachez cette tente que je ne saurais voir
Julie Gillet,
Francopresse
9 décembre 2021

Chaque année, avec le retour de l’hiver, la question de l’itinérance revient sur le devant de la scène. Un enjeu complexe qui nécessiterait une prise en charge globale et systémique, plutôt que quelques rustines pour se donner bonne conscience.

On les appelle sans-abris, sans domicile fixe, itinérant·es, parfois même vagabond·es ou clochard·es. Avec le retour des températures hivernales, on se souvient de leur existence. On les regarde avec pitié, parfois avec mépris.

Leurs histoires sont variées et l’enjeu est complexe, ce qui ne plait pas toujours aux médias, qui se régalent de raccourcis faciles et de titres tapageurs – il faut bien vendre ces journaux que plus personne ne lit, et la peur fait vendre plus que l’empathie. On donne le micro à ceux qui ont un avis plutôt qu’à ceux qui ont un vécu.

Parfois, nos édiles politiques trouvent quelques dollars au fond d’un tiroir et ouvrent à grand bruit un nouveau refuge pour les personnes en situation d’itinérance ou un nouveau centre de dons. Des solutions qui ne résolvent rien, mais qui cachent un peu mieux le problème, qui nous permettent de mieux dormir la nuit maintenant que la tente dans le parc d’à côté a disparu.

Or, les services d’aide aux personnes sans abri ne sont que des morceaux de sparadraps trop petits qu’on essaye de poser sur des plaies infectées. Tant que nous ne soignerons pas les causes profondes de la blessure, elle ne cessera de se rouvrir.

La seule manière de lutter contre l’itinérance, c’est de la prendre en charge de manière globale et systémique. C’est de lutter contre la pauvreté et de renforcer l’accès au logement.

J’ai toujours l’impression d’enfoncer une porte ouverte quand je le dis, mais le sans-abrisme résulte toujours de l’impossibilité de conserver ou de retrouver un logement en temps utile.

Quand on voit la crise immobilière que traverse aujourd’hui le Canada, cela n’augure malheureusement rien de bon. Dans certaines villes, comme Vancouver ou Toronto, les prix des logements ont atteint de nouveaux records effarants. Au Nouveau-Brunswick, province réputée parmi les plus abordables du pays, le prix moyen des maisons a grimpé de 30 % entre 2020 et 2021.

Et si accéder à la propriété n’est plus une option pour de nombreuses personnes, être locataire peut également s’avérer de plus en plus compliqué. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, par exemple, ont connu des hausses de loyer sans précédent depuis le début de la pandémie, certain·es locataires se voyant imposer des augmentations de loyer de plus de 50 % sans possibilité de recours.

Alors oui, peut-être, cela nous rend mal à l’aise de voir une tente dans le parc d’à côté. On ne se sent pas en sécurité de marcher seul·e la nuit. Ça nous dérange, la saleté et le bruit.

Mais combien de corps froids découverts au petit matin cela prendra-t-il avant que l’on se souvienne de qui sont les vrai·es responsables du problème? Combien d’histoires tragiques avant que l’on ne réagisse?

 

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L'Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d'Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l'histoire d'Orléans.

 
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