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L’enfant-feu : petit bijou de poésie autobiographique
MABE, 8e année
École secondaire publique De La Salle
Centre d’excellence artistique de l’Ontario
1er avril 2021

L’enfant-feu, paru en 2016 aux Éditions Prise de parole, est un livre autobiographique déguisé de Michèle Vinet, répondant à une ancienne promesse que l’écrivaine franco-ontarienne s’était faite, à savoir écrire dans sa langue, dans son pays.

En moins de deux cents pages, ce livre nous donne une leçon de vie complète, de l’enfance à la retraite. Abordant tous les sujets, du racisme à la poésie en passant par la religion, dressant un portrait formidable de l’époque ou plutôt des époques, ce livre débute au milieu du siècle dernier pour nous ramener à nos jours. À coups d’ellipse et de prose, cette vie couleur feu et poésie nous émeut, nous émerveille, nous enflamme.

Déjà, la structure peu anodine de ce roman annonce une histoire inédite : divisée en épisodes, chacun attribué à une période de la vie du personnage principal, telle l’enfance, l’adolescence, et eux-mêmes sous-divisés en chapitres, tous se concentrant sur un unique sujet, un certain membre de la famille, par exemple, ou encore une aventure bien particulière.

Cette manière de jouer sur le temps et les souvenirs ne conserve dans ce récit que l’important, rendant donc toutes choses, pensées ou sensations concises et pointues, nous piquant au cœur.

Ajoutez à ce schéma original, qui aurait presque permis de faire un livre entier de chaque épisode, une constante métaphore sur le feu, ramenée à la fin de chaque chapitre, soudant merveilleusement bien l’ensemble de l’œuvre.

Des cendres aux flammes en passant par les charbons ardents, l’enfant-feu, la femme flamme, survivra fièrement à tous les éteignoirs sur son chemin. Brûlante de fièvre, lorsqu’à dix ans elle se retrouve clouée au lit par la maladie, ou alors de courage, devant les dangers des causes qu’elle décidera de défendre des années plus tard, jamais la flamme de son écriture ne faiblit.

Car l’écriture est dans ce roman un thème récurrent, des récits griffonnés sur les bancs d’école à son œuvre finale, qu’on pourrait supposer être l’ouvrage que l’on tient alors dans nos mains.

À travers de multiples cahiers, ne servant d’abord que de listes de vocabulaires pour ensuite devenir récits, les mots, les siens et ceux des autres, accompagneront notre héroïne tout au long de sa vie. Mise en abyme délicieuse, écrits dans l’écrit, qui rendent l’histoire plus grande que nature.

C’est donc de son écriture intemporelle et comme immuable, jouant sur les mots tout en établissant une narration d’âme à âme, que Michèle Vinet nous invite à plonger dans cette aventure où Baudelaire et Lamartine rencontrent les ghettos de Caroline du Sud, où les tortues côtoient les hiboux et les anges et où les mots brûlent pour éclairer le monde.

(PS – À surveiller : Le malaimant, le plus récent roman de Michèle Vinet est en librairie depuis le 3 février 2021, ce qui promet une réussite tout aussi flamboyante.)

 

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L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.

 
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