L’élan de générosité propre au temps des Fêtes aura permis à plusieurs familles d’Orléans d’adoucir quelque peu leur quotidien. Mais qu’en est-il de la suite des choses pour certaines banques alimentaires?
À Orléans, la solidarité ne prend pas de congé, même après le temps des Fêtes. Heureusement, les Orléanais peuvent compter sur une institution fondée à Paris en 1833, la Société Saint-Vincent-de-Paul (SSVP). Elle œuvre à Orléans depuis plus d’une soixantaine d’années.
« Si la guignolée du temps des Fêtes est très importante, les besoins alimentaires se poursuivent malheureusement tout au long de l’année. À la Société de Saint-Vincent de Paul d’Orléans, nous soutenons continuellement des personnes et des familles qui font face à des situations financières difficiles, souvent accentuées par la hausse du coût de la vie. » C’est en ces termes que Patrick Nzobo, le président du Conseil central Ottawa de la Société St-Vincent de Paul, résume la situation. « Grâce à l’engagement de nos bénévoles et à la générosité de la communauté, les Orléanais peuvent compter sur nous bien au-delà de la période des Fêtes », poursuit M. Nzobo. Marcel Robert est l’un de ceux-là.
Président de la SSVP d’Orléans, celui-ci explique à L’Orléanais que « l’aide aux personnes dans le besoin se poursuit sans relâche. Après la guignolée et le temps des Fêtes, les gens continuent à appeler chaque mois. » Grâce aux dons recueillis, l’organisme remet des coupons alimentaires permettant aux familles d’acheter elles-mêmes la nourriture dont elles ont besoin, dans des commerces partenaires.
L’aide s’étend aussi aux nouveaux arrivants : « On en a reçus qui sont arrivés en plein milieu de décembre. On a continué à les habiller pour l’hiver, puis à trouver des meubles pour leurs appartements. »
Pour Julie Perkins, du Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland, « la faim demeure » en dépit de la générosité du mois de décembre. Heureusement, selon la gestionnaire de programmes, « à Orléans, les levées de fonds organisées entre septembre et décembre, avec l’appui des pompiers, policiers et épiceries locales, nous permettent de bien traverser les premiers mois de l’année. »
Selon elle, la période la plus critique sera un peu plus tard en 2026, au printemps et en été, « lorsque les étagères se vident et que les dons se font plus rares. » C’est l’époque où le rôle des jardins communautaires sera mis de l’avant pour fournir des produits frais aux banques alimentaires.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les personnes aidées par la SSVP ne se présentent pas directement dans les églises. « Aussitôt qu’ils ont communiqué avec la Saint-Vincent-de-Paul, on va prendre la famille en charge. On va les amener au magasin pour leur trouver des manteaux d’hiver », explique M. Robert, précisant que les réserves de vêtements sont souvent rapidement épuisées.
La demande a explosé au cours des dernières années. « On est partis de 125 à 425 familles », affirme-t-il, citant l’immigration, l’inflation et le coût des loyers comme facteurs majeurs.
Pour répondre à ces besoins croissants, l’organisme peut compter sur une équipe de 25 bénévoles. « On est toujours à la recherche de bénévoles », insiste M. Robert. Le travail consiste notamment à prendre les appels, rencontrer les familles et les orienter vers les ressources disponibles.
Les personnes ayant besoin de soutien ou souhaitant offrir de leur temps peuvent joindre la Société de Saint-Vincent-de-Paul d’Orléans au 613 837-7667.