Ils sont plusieurs courtiers à le confirmer : le marché de l’immobilier à Orléans semble s’être stabilisé ces derniers mois.
Même que, selon le courtier attitré chez le Groupe Pilon, Jason Pilon, « le marché immobilier d’Orléans montre des signes évidents de regain de dynamisme, en particulier depuis la fin de l’automne et jusqu’au début de l’année 2026 ».
M. Pilon rappelle toutefois qu’il ne s’agit pas d’un « marché uniforme ». « Les maisons bien préparées et proposées à un prix raisonnable se vendent souvent rapidement, tandis que les propriétés surévaluées ou nécessitant des travaux demandent encore plus de temps et de stratégie. »
Quant aux prix, M. Pilon observe une légère augmentation, mais rapporte qu’ils se sont « généralement stabilisés ».
« Nous n’observons pas de hausse spectaculaire des prix, mais plutôt une pression à la hausse progressive due à quelques facteurs clés », précise-t-il. « Les taux d’intérêt sont devenus plus prévisibles, ce qui donne aux acheteurs la confiance nécessaire pour revenir sur le marché. »
« J e pense que 2026 sera une année plus saine et plus équilibrée pour le marché d’Orléans », anticipe le courtier.
« Pour les acheteurs, cela devrait être une bonne opportunité, en particulier pour ceux qui sont préparés, préapprouvés et patients. Si la concurrence est revenue dans certaines fourchettes de prix, elle est encore loin des conditions intenses que nous avons connues il y a quelques années. »
« Orléans continue de bénéficier de son fort attrait communautaire, de ses écoles, de ses espaces verts et de son coût relativement abordable par rapport à d’autres quartiers d’Ottawa, ce qui soutient la demande à long terme », conclut le courtier.
La courtière immobilière et cheffe d’équipe chez Royal LePage Performance Realty, Rachel Gagnon, observe, elle aussi, que le marché immobilier à Orléans semble s’être stabilisé. « Nous sommes revenus à un marché équilibré, où les négociations sont plus justes pour les deux parties », soulève-t-elle.
« Contrairement au marché de la pandémie, ce sont les acheteurs qui ont souvent le pouvoir dans la conversation en ce moment. Les vendeurs doivent donc être plus flexibles quant aux conditions et aux dates. »
Mme Gagnon estime que l’année 2026 risque d’être « relativement stable » en matière d’immobilier à Orléans.
« Je vois un renouvellement d’intérêt dans les derniers quelques jours à comparer aux derniers mois de 2025, mais ceci est un phénomène typique puisqu’on se prépare pour le marché du printemps. »
« Je crois que cette année, on verra des acheteurs sérieux et réalistes, mais aussi certains plus prudents, notamment en raison des changements dans le secteur public et de l’instabilité économique mondiale », dit-elle.
Vendeur chez Remax, Tom Sapinski constate pour sa part une baisse des prix ces derniers mois.
« C’est davantage lié à la période de l’année qu’aux conditions générales du marché », tient-il toutefois à nuancer. « Mais celles-ci y contribuent également. L’hiver est toujours une période creuse et les prix ont tendance à baisser. »
Tom Sapinski estime que la réduction potentielle des effectifs du gouvernement fédéral, « qui touche Orléans plus que la plupart des quartiers de la ville », et la
« prudence générale du marché en raison de la volatilité de nos voisins du sud », expliquent en partie les prix actuellement bas.
« Cette réticence générale peut représenter une réelle opportunité pour les acheteurs qui sont prêts à déménager », souligne le vendeur.
Selon M. Sapinski, l’arrivée du train léger à Orléans « pourrait donner un coup de pouce et aiderait certainement les copropriétés situées le long du corridor ».
« Cela représente une réelle opportunité pour les nouveaux acheteurs tant que les prix sont bas », estime-t-i.