Je vous écris du Panama où je rends visite à ma parenté pour les Fêtes et j’en profite pour découvrir un peu le pays et ses traditions.
Parti du Canada le 15 décembre, j’ai eu tout un choc thermique en débarquant dans une fournaise à 30oC. L’aéroport international de Tocumen grouille de monde et c’est un labyrinthe pour trouver un taxi. La circulation est dense et la conduite rocambolesque. Aux heures de pointe, la traversée du Puente de las Américas (Pont des Amériques construit en 1962), qui relie la vieille ville à la partie ouest du pays, est effroyable.
Une fois installé, j’ai découvert les environs à pied et en vélo (avec des pistes cyclables bien marquées). Les bords des routes, les parcs, les espaces publics ainsi que les grands hôtels sont décorés de sapins, de nombreuses lumières et de guirlandes multicolores afin de nous préparer pour Noël. Mais, avec une telle température estivale en hiver et une humidité étouffante, il est difficile de se plonger dans l’esprit des Fêtes, alors qu’on gèle au Canada. Quel contraste avec les terrains verdoyants et les palmiers!
Avec 4,2 millions d’habitants, Panama se distingue par sa diversité ethnique. La liberté de culte est inscrite dans la Constitution. Au Panama, toutes les religions et croyances sont acceptées et se sont implantées au rythme des colonisations et de son histoire.
Près de 85 % de la population panaméenne est chrétienne, majoritairement catholique, avec un quart de protestants. Le premier diocèse de l’Église catholique romaine date de 1513 à Santa María La Antigua del Darién. L’époque coloniale et la construction du canal ont vu l’arrivée de l’Église orthodoxe russe, puis grecque, avec la présence de nombreux autres cultes (notamment la foi Bahá’í). Le pays et surtout la capitale doivent leur dynamisme économique à la communauté juive arrivée en 1876. Le culte musulman est plus discret, mais les principales villes ont leur mosquée.
Au Panama, Noël est une fête chaleureuse mêlant traditions catholiques et influences tropicales, avec des décorations lumineuses, des crèches élaborées, des chants de Noël (villancicos), la Misa del Gallo (messe de minuit) et un festin familial avec des plats traditionnels comme les tamales (plat indigène à base de pâte de maïs moelleuse farcie de viande, fromage ou piments, cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier), le riz au guandù avec du poulet mélangé avec des pois d’Angole, souvent avec du coco, de l’ail et de la cilantro (coriandre), sans oublier la Rosca Navideña, brioche ronde (couronne) sucrée souvent parfumée à l’orange ou à la cannelle, garnie de fruits confits et de noix, servant de dessert ou de collation.
Des parades colorées sont aussi organisées avec des chars et des musiciens, surtout dans la ville de Panama, ainsi que des processions nocturnes (Las Posadas) où l’on chante pour Marie et Joseph.
Il existe aussi une tradition du Nouvel An où des poupées représentant des personnalités de l’année sont brûlées pour symboliser l’élimination des mauvais souvenirs.
En famille, nous avons visité à l’ouest la belle plage de Playa Blanca sur le Pacifique et au nord les écluses modernes d’Agua Clara, parallèles aux écluses de Gatùn (constituant un des 3 jeux d’écluses permettant de traverser le canal de Panama), dans la région de Colon et de la mer des Cara?bes.
Quel beau souvenir d’un voyage très spécial dans un pays chaleureux!
Feliz Año Nuevo 2026 et surtout une bonne santé et du bonheur!
À la revoyure!