Le conflit entre l’Afghanistan et le Pakistan n’est pas un conflit qui a commencé de nulle part. Les tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan ont commencé lors de la création du Pakistan en 1947. Récemment, le conflit s’est intensifié et les bombardements sont plus constants.
Le lundi 16 février, il y a eu un attentat-suicide à la voiture piégée, suivie d’une attaque à l’arme légère contre un poste de contrôle de sécurité dans le district de Bajaur, province Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan. Au moins 14 membres des forces de l’ordre et trois civils ont perdu la vie, et au moins 25 personnes ont été blessées. Les talibans pakistanais (Tehreek-e-Taliban Pakistan – TTP) ont pris la responsabilité de cet événement.
Le Pakistan accuse l’Afghanistan d’héberger le TTP et insiste sur le fait qu’il y a plus d’attaques des talibans Pakistan depuis le retour au pouvoir des talibans afghans en Afghanistan. Les talibans afghans, quant à eux, accusent le Pakistan d’abriter des membres de l’EI (État islamique en Irak et en Syrie), qui ont perpétré de nombreuses attaques, notamment des attentats-suicides, depuis le retour au pouvoir des talibans afghans.
Samedi 21 février, le Pakistan a affirmé avoir ciblé et tué des dizaines de militants lors de frappes aériennes. Leur but était de cibler les camps du TTP et d’autres groupes affiliés. L’Afghanistan a déclaré que seules des victimes civiles sont décédées.
Jeudi 26 février, l’Afghanistan a lancé une offensive transfrontalière dans six provinces en représailles. Entre mardi 24 et jeudi 26 février, sept personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans l’est de l’Afghanistan par des tirs d’artillerie du Pakistan, selon les autorités afghanes et des sources médicales.
Vendredi 27 février, le Pakistan déclare une guerre ouverte aux autorités talibanes. Le Pakistan bombarde la capitale de l’Afghanistan, Kaboul. D’après Le Monde, le premier ministre pakistanais a annoncé : « Nos troupes ont toute la capacité nécessaire pour écraser toute ambition agressive. » Le gouvernement afghan a assuré vendredi vouloir « le dialogue ». « Nous avons insisté à maintes reprises sur la nécessité d’une solution pacifique et nous souhaitons toujours que le problème soit résolu par le dialogue », a déclaré Zabihullah Mujahid, porte-parole du gouvernement taliban.
Jeudi 12 mars, selon des responsables pakistanais, une médiation chinoise, incluant un message du président Xi Jinping, a permis d’apaiser le conflit. La rencontre entre l’ambassadeur de Chine et le premier ministre Sharif a scellé cette désescalade diplomatique.
Vendredi 13 mars, le Pakistan a bombardé le dépôt de carburant de la compagnie aérienne privée Kam Air près de l’aéroport de Kandahar en Afghanistan, ont annoncé les talibans au pouvoir. Des frappes ont également visé des zones résidentielles de Kaboul, faisant quatre morts et plus d’une douzaine de blessés.
Lundi 16 mars, le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat, a déclaré sur X que la frappe aérienne avait touché un hôpital de réhabilitation vers 21 h, heure locale, détruisant une grande partie de l’établissement de 2000 lits. Il a indiqué que le bilan des morts s’élevait « pour l’instant » à 400 personnes, tandis qu’environ 250 personnes avaient été blessées. Le Pakistan a rejeté ces accusations et affirmé avoir bombardé un camp de militants et des infrastructures terroristes.
Bref, ce conflit a duré plusieurs semaines et a fait des centaines de victimes innocentes. Aujourd’hui, on voit que le calme revient enfin depuis le 16 mars. On ne peut qu’espérer que, cette fois-ci, les combats s’arrêtent pour de bon et que la paix s’installe durablement.
On pense surtout aux nombreuses familles qui ont tout perdu : on souhaite de tout cœur qu’elles puissent se reconstruire et se réhabiliter après de telles épreuves. Il est temps que ce conflit finisse pour laisser place à la sécurité de tous.